Troubles de la santé mentale

PSYCHOSE

À faire

Écoutez et rappelez-vous que votre proche peut avoir du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'est pas. Il peut se sentir accablé, confus, effrayé et angoissé.

Soyez respectueux, agissez calmement, montrez de la compréhension, diminuez les distractions.

Apprenez l'approche LEAP.

À ne pas faire

Ne supposez pas immédiatement qu'une autre panne est à venir.

N'essayez pas de comprendre de quoi il ou elle parle ou à qui il ou elle parle.

Ne lui dites pas d'arrêter ou ne forcez pas l'hallucination à s'arrêter.

TROUBLE DE LA PERSONNALITÉ LIMITE

À faire

Se respecter, mettre des limites et protéger sa zone de confort

Chercher de l'aide, Tendre la main pour obtenir du soutien et bâtir un réseau de ressources

Prendre soin de soi est le fondement sur lequel repose un changement durable.

Tenir affectueusement votre proche responsable de son comportement.

Se rappeler que le proche n'a pas la capacité de bien gérer ses émotions.

À ne pas faire

Ne pas juger leurs sentiments, ils sont vrais et réels pour eux.

Ne pas se laisser prendre dans le chaos

Ne pas renforcer pas ou ne rendenormalisez pas les comportements impulsifs ou dangereux.

Ne pas se blâmer pas pour leur comportement explosif.

Ne pas parler de vos projets à votre proche à la dernière minute, car il se sentira probablement abandonné.

EN CAS DE MENACE DE SUICIDE

À faire

Être soi-même.

Faire savoir à la personne que vous l’aimez, que vous souciez d'elle, qu'elle n'est pas seule, que vous êtes là.

Écouter la personne, la laisser exprimer son désespoir et sa colère.

Être là sans jugement, patient, calme,  sympathique et acceptant.

Offrir de l'espoir, rassurer la personne, lui parler de l'aide disponible, lui dire que les sentiments mêmes suicidaires ne sont pas permanents.

À ne pas faire

Ne pas nier les sentiments de la personne et ne pas argumenter avec elle.

Ne pas réagir négativement ou en faisant semblant d'être choqué.

Ne pas faire la leçon sur la valeur de la vie et dire que le suicide est une erreur.

Ne pas offrir de solutions à leurs problèmes.

Ne pas donner de conseils.

Ne pas leur donner l'impression qu'ils doivent justifier leurs sentiments suicidaires.

Ne pas promettre de garder le secret.

Ne pas prendre toute la responsabilité du bonheur de l'être cher.

ANXIÉTÉ

À faire

Connaître les signes d'une crise d'anxiété

S’informer à l'avance de ce qui aide en cas de crise d'angoisse.

Être là et faire savoir à la personne qu'elle peut vous en parler ouvertement, sans craindre d'être jugée.

Être indulgent et se rappeler qu'elle fait de son mieux.

Laissez-les vous faire part de leur anxiété.

S’assurer de travailler sur son propre gestion du stress et de l'anxiété.

À ne pas faire

Ne présumez pas qu'ils sont anxieux à propos de quelque chose en particulier.

Ne dites pas Remets-toi de ça. N'oubliez pas que les troubles anxieux ne sont pas seulement liés à la pensée - ils sont aussi d'origine chimique.

Ne pas laisser l'anxiété vous affecter également.

Ne vous attendez pas à des revirements massifs et immédiats.

DÉPRESSION

À faire

Exprimer son empathie, ses encouragements et offrir son soutien.

Connaître son rôle et avoir des attentes réalistes à l'égard de soi-même.

Réaliser que c'est quelque chose dont ils ne peuvent se défaire.

Donnez-leur de l'espace pour guérir : il est courant qu'une personne déprimée s'isole.

Laisser savoir à vos proches que vous êtes là pour eux lorsqu'ils ont besoin d'une épaule sur laquelle pleurer, même s'ils n'acceptent jamais votre offre.

À ne pas faire

Ne pas dire des choses comme : "Sois forte", "Ne pleure pas", "Concentre-toi sur le positif !" "Sois reconnaissant pour ce que tu as" ou "Remets-toi".

Ne pas avoir peur de demander s'ils sont suicidaires et ne pas les abandonner sans leur en parler d'abord.

Ne pas diminuer leur malaise, ce qu'ils vivent.

Ne pas discréditer ce qu'ils ressentent.

Ne pas leur dire que vous savez exactement ce qu'ils ressentent.

Ne pas de négliger soi-même dans le processus.

TROUBLES DE L’ALIMENTATION

À faire :

Porter attention à son discours sur l'alimentation et l'image corporelle.

Se renseigner sur les troubles de l'alimentation.

S’impliquer en demandant de participer au plan de traitement de votre proche.

Tenir votre proche comme seul responsable de ses actes (c.-à-d., manger ou ne pas manger un repas, aller ou ne pas aller en thérapie).

Prendre soin de soi, se fixer des limites saines et chercher du soutien.

À ne pas faire :

Ne pas réagir au discours sur l'image corporelle.

Ne pas raisonner la personne avec des énoncés de ce qui vous semblent irréalistes.

Ne pas se blâmer.

Ne pas faire de changements dans votre vie pour accommoder le trouble de l’alimentation.

Ne pas ignorer le problème en espérant qu'il disparaîtra.

Ne pas renoncer à l'espoir d’une guérison durable et soutenue des troubles de l'alimentation; cela est possible !

TROUBLE OBSESSIONNEL-COMPULSIF (TOC)

À faire :

Fixer des limites, établir des règles et rester cohérent.

S’informer sur tous les aspects du TOC.

Prendre soin de soi, trouver du soutien; joindre un groupe de soutien ou parler à une personne de confiance.

Se rappeler que vous jouez un rôle important dans le rétablissement de votre proche.

Encourager votre proche à faire face à des situations qui l’effraie.

Reconnaître les améliorations même celles qui vous apparaissent mineures, c'est un puissant motivateur.

À ne pas faire :

Ne pas s’impliquer dans les comportements compulsifs de la personne.

Ne pas rassurer la personne en disant que tout va bien aller.

Ne pas banaliser le trouble; ne pas dire des choses comme "Je suis un peu TOC aussi" ou "Je suis tellement TOC aujourd'hui"

Ne pas faire de comparaisons quotidiennes; se concentrer sur les changements globaux depuis le début du traitement.

SCHIZOPHRENIA

À faire

Soyez patient et calme. Il peut être assez difficile de comprendre et d'interagir avec votre proche en raison de son apathie, ses pensées désorganisées et sa faible concentration.

Réalisez que les symptômes de la maladie et le contexte dans lequel la conversation se déroule sont ce qui rend la conversation la plus difficile. Votre proche ne vous exclut pas volontairement.

N'oubliez pas que le sommeil est un moyen d'aider à la guérison.

À ne pas faire 

Ne discutez pas d'idées étranges.

Ne prétendez pas être d'accord avec des idées ou des façons de parler étranges que vous ne pouvez pas comprendre.

Ne poursuivez pas une conversation que vous jugez pénible, ennuyeuse ou trop confuse pour vous.

N'imposez pas un diagnostic à la personne, car beaucoup d'entre elles n'ont pas la perspicacité nécessaire pour voir leurs symptômes.

LA GUÉRISON A DEUX SIGNIFICATIONS

À faire 

Aidez la personne à trouver et à maintenir l'espoir.

Permettre à la personne de prendre la responsabilité de sa propre vie de toutes les manières possibles, y compris en prenant des décisions.

Permettre à la personne de prendre des risques positifs et de construire son propre plan de traitement.

À ne pas faire

Ne supposez pas que la personne ne peut pas prendre de décisions.

Ne considérez pas la personne comme un diagnostic. Ce sont des personnes qui ont des difficultés ; elles sont plus que leur maladie.

N'imposez pas votre volonté à l'être cher, sauf s'il est en situation de crise. Vous êtes censé être une ressource pour la personne.

Références :

https://www.theodysseyonline.com/the-dos-and-donts-of-helping-someone-with-anxiety

https://www.calmclinic.com/anxiety/tips-for-friends-family

https://www.mindbodygreen.com/0-12962/the-dos-donts-of-helping-a-friend-whos-depressed.html

https://www.theodysseyonline.com/the-dos-and-donts-of-depression

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Timms, P. (2015). Obsessive compulsive disorder. Retrieved from: https://www.rcpsych.ac.uk/healthadvice/problemsanddisorders/obsessivecompulsivedisorder.aspx

Van Noppen, B., and Torta, M. (2009). Living with someone who has OCD. Guidelines for family members. Retrieved from: https://iocdf.org/expert-opinions/expert-opinion-family-guidelines/

Canadian Mental Health Association. (2018). Eating disorders Retrieved from: https://cmha.ca/mental-health/understanding-mental-illness/eating-disorders

Mental Health America of Northern Kentucky and Southwest Ohio. (2013). Do’s & Don’ts for Confronting Individuals with Eating Disorders. Retrieved from: http://www.mhankyswoh.org/Uploads/files/pdfs/EatingDisorders-DoAndDont_20130812.pdf

National Eating disorder information. (2018). Help for Friends and Families. Retrieved from: http://nedic.ca/give-get-help/help-friends-family

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