Que puis-je faire pour minimiser les rechutes de mon proche?
La schizophrénie et les troubles bipolaires sont par définition des maladies cycliques. Les symptômes peuvent augmenter ou diminuer souvent sans raison apparente, ou suite à l'arrêt des médicaments, au stress, au manque de sommeil, à des changements dans le quotidien, à l'abus de drogues, etc. Accepter ces cycles peut vous aider à ne pas vous en sentir responsable et à ne pas ménager le patient de peur de causer une rechute.
Des épisodes aigus ou des rechutes peuvent inclure une augmentation des symptômes psychotiques, ou se manifester par des symptômes négatifs extrêmes tels que l'apathie, l'isolation, l'hyperactivité, la baisse d'activité, la négligence de l'hygiène personnel, etc. Des comportements destructeurs envers soi ou les autres sont aussi indicateurs de rechute. À mesure que les symptômes empirent, des indices avant coureur apparaissent souvent. Ces indices diffèrent d'une personne à l'autre. Vous devez apprendre à reconnaître comment s'annonce une rechute chez votre proche. Est-il plus agité ou souffre-t-il d'hallucinations? Est-il plus renfermé et méfiant? Même des changements mineurs comme porter une certaine couleur ou changer sa coiffure peuvent annoncer une rechute. Une fois que vous aurez connu plusieurs rechutes, vous serez plus en mesure d'en reconnaître les tendances.
Le meilleur moyen de prévenir une rechute, c'est de la prévoir et d'agir dès les premiers signes. De concert avec la personne malade (une fois son état stabilisé), élaborez un plan destiné à prévenir la rechute et à la contrer lorsqu'elle survient. Par exemple, discutez ensemble des facteurs prédisposants (arrêt de la médication, insomnies). Invitez la personne à s'exprimer si elle ne se sent pas bien. Dites-lui que vous ne l'abandonnerez pas lors d'une rechute et que vous agirez au meilleur de ses intérêts. |