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MON FILS A ÉTÉ DIAGNOSTIQUÉ
DE SCHIZOPHRÉNIE
Je voudrais
d’abord exprimer mon appréciation sincère pour l’aide que
mon mari et moi avons reçu des Amis de la santé mentale au
cours de la dernière année.
Mon fils a été diagnostiqué de schizophrénie.
Il a eu un premier épisode psychotique il y
a presque un an. En moins d’une semaine, nous participions
à une rencontre avec Diane Grenier et Olga Lipadatova.
Avec leur aide, nous avons pu obtenir pour notre fils les
soins dont il avait besoin. Il a été hospitalisé pour plus
de 2 mois l’été dernier.
L’été 2005 a été très difficile pour nous. Le
30 juin, notre fils a été admis à l’Hôpital Général Juif
pour une psychose aiguë. Ce fut une semaine de cauchemar,
avec admission et réadmission à l’hôpital à quelques
occasions, puis à l’Hôpital Général du Lakeshore, puis au
Service d'Intervention Psychosociale de
l’ouest-de-l’île et de retour à l’Hôpital
Général du Lakeshore pour une garde de 21 jours ordonnée par
la Cour. Durant cette période, notre fils était difficile à
traiter. Il refusait les médicaments, ne parlait que de
s’évader et manquait totalement de jugement. Après son congé
de l’hôpital, il a passé quatre jours à marcher au hasard
dans les rues, couchant dans les abris ou les stations de
métro, puisque nous ne pouvions plus l’accepter dans notre
maison. Après quatre jours de pluie, il ne pouvait plus
endurer cette vie. Il est venu nous supplier de le laisser
entrer à la maison. À travers une fenêtre ouverte, nous lui
avons dit : « Non, tu ne peux pas entrer ». Ce refus de
notre part faisait partie de la stratégie d’établir des
limites, comme Diane et Olga nous avaient enseigné. Nous lui
avons offert d’appeler une ambulance, s’il acceptait de se
faire hospitaliser. C’est ce qu’il a fait. Il s’est rendu
sans nous à l’hôpital. C’était sa décision. Nous avons prié
qu’une fois à hôpital, il y demeure et qu’il soit admis à
l’étage 4 Est. Il est demeuré volontairement à l’hôpital
pendant 30 jours, puis il a décidé d’aller vivre dans un
foyer de groupe.
Dimanche dernier, notre fils nous a parlé de
ces quatre jours dans la rue. Il se rend compte maintenant
qu’il ne réalisait pas à quel point il était malade. Il
savait que nous l’aimions et que nous insistions pour qu’il
aille se faire traiter. Il ne pouvait pas endurer la vie
dans la rue. Il se sentait comme une souris dans une jungle
très pluvieuse. Il était à son plus bas.
C’était très difficile pour nous de voir
notre fils passer à travers tout cela. Mais il est
maintenant reconnaissant d’avoir été hospitalisé assez
longtemps pour réaliser les bienfaits des médicaments.
La maladie mentale chez son enfant est très
douloureuse pour toute la famille.
Notre fils est soudainement devenu
psychotique. Nous ne pouvions pas l’ignorer, mais nous ne
savions pas que faire. Diane et Olga nous ont donné le
support dont nous avions besoin. Elles nous ont appris les
meilleures façons de réagir aux différentes situations.
Elles nous ont informés des différentes ressources
disponibles dans notre communauté. Elles nous ont aidés à
communiquer avec l’équipe traitante. C’est ce qui a permis
une expérience positive en contact avec l’Hôpital Général du
Lakeshore, la clinique externe en psychiatrie et les
différents groupes d’intervention en santé mentale.
Pendant cette période, notre famille a
profité de toutes les opportunités éducatives disponibles
afin de nous informer sur la psychose et la schizophrénie.
L’automne
dernier, j’ai suivi le cours NAMI. Ensuite, mon mari et moi
avons assisté à la conférence de Bill Mc Phee. Bill Mc Phee
nous a démontré qu’il est possible de guérir de la
schizophrénie. Il nous a convaincu de changer notre
désespoir en espoir. Le cours NAMI m’a permis de mieux
connaître la maladie tout en étant dans un environnement de
support. Les participants ont appris, communiqué et partagé
leur douleur. Plusieurs sont devenus mes amis et nous sommes
tous devenus plus forts en nous aidant mutuellement. De
plus, les dépliants et brochures des Amis nous ont fourni
une information essentielle sur la maladie mentale et les
services locaux. Comme notre fils a changé d’attitude et
désire maintenant nous parler de sa maladie, ces ressources
nous ont été d’une grande utilité.
Nous avons également participé aux activités
de levée de fonds organisées par les Amis. À ces réunions,
nous avons pu entrer en contact avec nos nouveaux amis et
les intervenants en santé mentale qui font maintenant partie
de notre réseau de support. Cela nous a rappelé que nous ne
sommes pas seuls et nous a permis d’aider à notre tour
l’organisation des Amis, qui est devenue une partie si
importante de notre vie.
Nous avons particulièrement apprécié une
conférence sur la psychose présentée par le psychiatre de
notre fils, le docteur De Ciccio. Nous étions heureux que
notre fils nous ait demandé d’y assister. Dans cette
conférence, nous avons reconnu les étapes que nous avons du
suivre l’été dernier selon les conseils de Diane et Olga.
Ces conseils nous ont permis d’obtenir un traitement rapide
pour notre fils. Ce dernier a participé à la période de
questions après la conférence. Nous en sommes sortis avec
beaucoup d’optimisme.
Notre fils a bien progressé. L’été dernier,
il était psychotique sans compréhension de sa maladie. Il
est maintenant stable. Il prend consciencieusement ses
médicaments et consulte régulièrement son psychiatre afin de
gérer ses symptômes. Il demeure dans un foyer de groupe. Il
pratique la guitare. Il est motivé de se faire une vie. Il
admet que sa qualité de vie est nettement meilleure. Pour
trouver le chemin du rétablissement de la psychose, les
recherches démontrent qu’une intervention rapide et le
support de la famille sont bénéfiques. Ce n’est pas un
cheminement facile mais nous sommes fiers des progrès de
notre fils. Cela nous encourage car nous savons que ce n’est
pas fini et qu’il y aura des hauts et des bas dans le futur.
Laissez-moi-vous dire, aux Amis, à quel point
ce que vous faites est vital pour les familles devant faire
face à une crise provoquée par la maladie mentale. Vous êtes
là au moment ou nous en avons besoin. Vous nous laissez
savoir que nous ne sommes pas seuls. Vous savez nous guider
et nous aider à trouver la force nécessaire pour aider notre
proche à obtenir les traitements requis et à trouver le
chemin du rétablissement.
Merci pour votre travail incroyablement
important.
Merci à tous,
Susan
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