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CONSEILS POUR COMMUNIQUER AVEC UNE PERSONNE
SOUFFRANT DE MALADIE MENTALE
Par: Brigitte Boulard, étudiante d’été
C’est difficile pour tout le monde d’exprimer ses besoins et
limites. S’adresser à un être cher qui souffre de maladie
mentale peut compliquer la communication encore plus.
Heureusement, il y a beaucoup d’outils de communication
pratiques qui peuvent vous aider à vous entendre.
L’outil le plus important pour communiquer avec n’importe
qui – maladie mentale ou non – est le respect;
traitez l’autre comme vous aimeriez être traité. De toute
façon, quand quelqu’un se sent respecté et entendu, il y a
plus de chance qu’il soit respectueux et prenne en
considération ce que l’autre lui dit, quid pro quo.
Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à passer
votre message et comprendre ce que l’autre essaie de dire.
À FAIRE
- Relaxez et restez calme. Débutez une conversation en vous
attendant à ce que tout aille bien.
- Diminuez les distractions. Par exemple, demandez si vous
pouvez fermer la télévision.
- Écoutez et gardez le contact visuel (sauf si c’est
menaçant pour l’autre).
- Simplifiez. Une chose à la fois
- Remplacez les "Tu" par des "Je".
- Reconnaissez verbalement ce que la personne dit et comment
elle se sent, même si vous n’êtes pas d’accord.
- Reformulez; "Si je te comprend bien, tu dis que…. Et je…..
Est-ce bien cela?"
- Impliquez la personne en lui demandant des questions et
suggestions.
- Faites attention de ne pas envoyer des messages verbaux et
non-verbaux contradictoires.
- Restez dans le présent.
- Cherchez des faits communs. Ce que vous avez tout les
deux vus ou entendus; "tu dis que tu as eu de la difficulté
à te concentrer à l’école la même semaine que tu as arrêté
de prendre tes médicaments".
- Partager honnêtement ses émotions va réduire les défenses
de chaque côté.
- Gardez votre sens de l’humour dans les situations légères.
- Une main sur l’épaule peut être réconfortant pour certains
et source d’anxiété pour d’autres. Demandez avant de
toucher; "Puis-je te tenir la main?" "Est-ce que je peux te
faire un câlin?"
- Reconnaissez vos fautes, n’attendez pas que l’autre le
fasse avant vous.
À
NE PAS FAIRE
- Commencer une conversation en vous attendant à un
conflit. Aborder une personne avec vos défenses va rendre
la communication difficile.
- Ne le prenez pas personnellement; rappelez-vous que le
comportement et la communication peuvent être influencés par
sa maladie.
- Ne critiquez pas, n’accusez pas, ne blâmez pas.
- Ne devinez pas. Clarifiez en posant des questions.
- Ne vous attendez pas à ce que la personne vous comprenne
si vous n`êtes pas capables de vous expliquer clairement.
- Évitez de mentionner le diagnostique.
- Ne haussez pas votre voix. N’essayez pas de l’intimider
ou de le "discipliner".
- N’employez pas de ton condescendant ou supérieur. Si un
autre adulte VOUS parlait comme si vous étiez un enfant,
est-ce que vous le prendriez au sérieux?
- N’employez pas de mots vagues et lourds tels que
"toujours" et "jamais". Mentionnez plutôt des faits précis.
- Ne soyez pas sarcastiques et évitez l’humour lors des
conflits.
C’est très possible que votre proche réagisse face
à votre nouvelle façon de communiquer. Dans ce cas, la clé
est l’honnêteté. Par exemple, vous pouvez lui dire combien
il est important pour vous de le comprendre et que vous
aimeriez qu’il comprenne ce que vous avez à dire si tel est
votre cas. Évidemment, nous sommes tous uniques, alors
certaines de ces techniques vont vous aider avec centaines
personnes plus qu’avec d’autres. C’est donc très important
de ne pas abandonner. Essayez une technique quelques fois,
et si cela ne fonctionne pas, essayez d’une autre manière ou
en combinaison avec une autre. Une communication
satisfaisante peut prendre beaucoup de temps et de pratique
avant d’être atteinte, mais, à la longue, elle devient
gratifiante et améliore la qualité de vie de tous.
Voici quelques livres où vous pouvez trouver plus
d’information. Tous sont disponibles dans la bibliothèque
des Amis de la Santé Mentale.
Stop
Walking on Eggshells: Taking your life back when someone you
care about has borderline personality disorder,
Paul T. Manson & Randi Kreger, New Harbinger Publications,
1988.
I
Am Not Sick I Don’t Need Help,
Dr. Xavier Amador, Vida Press, 2nd ed, 2007.
When
Someone You Love Has a Mental Illness; A handbook for
families, friends and caregivers,
Rebecca Woolis, M.F.C.C., G.P. Putnam’s Sons, New York,
1992. |